Grand Roy, que mille Exploits fameux

AU ROY

SUR LA NAISSANCE

DE MONSEIGNEUR

LE DUC DE BOURGOGNE

SONNET

GRAND ROY, que mille Exploits fameux

Couvrent d’une gloire immortelle,

Goustez une douceur nouvelle,

Un Petit-Fils comble vos vœux.

Que de Spectacles ! que de Jeux !

Quels transports d’un peuple fidelle !

A-t-on veu la Joye & le Zele

Allumer jamais tant de feux ?

C’est peu pour Vous que l’avantage

D’avoir veu par vostre Courage

L’univers cent fois allarmé :

Joüissez d’un sort preferable

Au bonheur d’estre redoutable,

Jamais Roy ne fut tant aimé.

SOURCES

A. Paris, Bibliothèque Nationale de France, Manuscrits, Ms Fr 24.443, f. 225r

B. Paris, Bibliothèque Historique,s.l.n.d, in-4, 1 f.

C. Le Mercure galant, septembre 1682, première partie, p. 71-72 ou Le Mercure galant, Lyon, Thomas Amaulry, 1682, septembre 1682, première partie, p. 51-52

D. Paris, Bibliothèque de l'Arsenal, ms. 6542, f. 134

ATTRIBUTION

A. A la fin du sonnet, on lit "QUINAULT, de l’Academie Françoise". Ce n'est pas une copie manuscrite, mais une feuille imprimée.

B. Je n'ai pas comparer directement cette source à la source A, mais il s'agit sans doute de la même édition.

C. Le sonnet est attribué à Quinault, p. 68: "En voicy encore deux Sonnets. Monsieur Quinault a fait le second".

D. À la fin, "Quinault". Cette signature ressemble à d'autres de la main de Quinault, sauf que le 'Q' majuscule est différent.

VARIANTES

Pas de variantes entre les sources A et C, en dehors de l'orthographe et de la ponctuation.

La source D a le même texte, mais le vers 9 est incomplet : "C'est l'avantage".

NOTE

Le duc de Bourgogne, fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, est né le 6 août 1682.