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Nouvelles littéraires

Nouvelles littéraires, 12 janvier, 1715, p. 17
M. Bocheron fait imprimer la Vie de Quinaut ; elle paroîtra à la tête des Oeuvres de ca fameux Lyrique dont on donne une nouvelle Edition. II y a long-tems que le Publie auroit vû cette Vie imprimée, si la grande fidélité de l'Auteur au sujet de la naissance & des premiers emplois de M. Quinaut, n'avoit déplu aux parens qu'il a laissé, & qui par leurs amis ont fait revoquer le Privilége que M. Bocheron avoit obtenu ; & en conséquence duquel il avoit fait déja imprimer deux ou trois feüilles de cettè Vie.

Nouvelles littéraires, 9 mars 1715, p. 81-82
Pierre Ribou, vient de donner au Public le Théâtre de M. Quinault en 5 Volumes, qui contiennent 16 piéces de Théâtre & 14 Opera. L'Editeur de ce Recueil, c'est à dire M. Bocheron, comme on le peut voir dans les Nouvelles Littéraires du 12 Janvíer pag. 17. y a joint la Vie de M Quinault, une Dissertation sur ses Ouvrages & l'Origine de l’Opera, c'est: ce qui s'y trouve de plus curieux. Cette Vie qui devoit faire un juste Volume de 300 pages, est réduite à 60. Ce que l'on a rctranché étoit pourtant assez intéressant, puis qu'il instruisoit le Public de la Naissance & des Amours de M. Quinault avec Madame Bouvet qu'il épousa ; les parens ont trouvé moyen de faire supprimer ces Amours ; ils en faisoient passer le récit pour un Libelle, quoi que ce ne fut rien moins que la pure vérité. On trouve que l'Auteur de l'Abregé de la Vie de Quinault fait un trop grand récit des applaudissemens que l'on donnoit aux Piéces de Théâtre de ce fameux Lyrique, on trouve aussi qu'il ne le devoit pas faire passer pour un homme ignare & non lettré. C'est à la page 17. où il cite un prétendu bon mot rapporté par M. de Calliéres, & une réponse insérée dans le Fureturiana que l'on dit avoir été faite par Quinault. Ce sont des faits inventez à plaisir par Furetiere & par plusieurs autres ennemis de Quinault, il suffit pour les confondre de dire que M. Quinault eut la place de M. de Cassagnes dans l'Académie Royale des Inscriptions. Cette autorité peut seule le laver du défaut de Latinité dont on l'accusoit, puisque chacun sait qu'on ne peut être Membre de cette Académie sans savoir les Langues. Outre que ceux qui ont connu M. Quinault n'ignorent point qu'il avoit fait ses Etudes au Collège du Cardinal le Moine.
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