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Chronologie



    Voici une liste des événements les plus importants de la vie de Quinault, aussi bien que des documents contemporains où il est question de lui. Il y aura sans doute des choses à ajouter ou à corriger, et je vous invite à me les signaler.
    J’ajouterai au fur et à mesure des liens vers les œuvres et les personnes citées, aussi bien que vers le contenu de la plupart des sources de ces informations.
 
NOTES
Sans mention contraire, les sources des informations suivantes sont :
- pour les dates des représentations des pièces parlées de Quinault, Philippe Quinault, Dramatist de William Brooks et Jan Clarke, The Guenegaud Theatre in Paris (1673-1680) ;
- pour les dates des représentations des pièces chantées, la base de données Représentations d’opéra et
  Quinault librettiste de Quinault
, de Buford Norman ;
- pour les gratifications royales de Quinault, les Comptes et bâtiments du roi, tenus par Colbert ;
- pour sa présence à l'Académie Française, le premier tome des Registres (Paris, Firmin Didot, 1895). Voir aussi la page Académie Française.

Pour aller directement à une année, cliquer sur une des dates dans la liste suivante.
                           1653 1654 1655 1656 1657 1658 1659
1660 1661 1662 1663 1664 1665 1666 1667 1668 1669
1670 1671 1672 1673 1674 1675 1676 1677 1678 1679
1680 1681 1682 1683 1684 1685 1686 1687 1688
Après la mort de Quinault

Avant la naissance de Quinault

29 avril 1611 → Source
Baptême de Thomas Quinault, fils de Pierre Quinault, sergent royal de Corbeil, et Jeanne Lefebvre. C'est le père de notre poète.

20 février 1634 → Source
Contrat de mariage entre Thomas Quinault, boulanger en ville, et boulanger ordinaire de messieurs les surintendants des Finances, et Prime Riquier

26 et 27 février 1634 → Source
Fiançailles et mariage de Thomas Quinault avec Prime Riquier, Paris, église de Saint-Merry

1635-1652

5 juin 1635 → Source
Baptême de Philippe, fils de Thomas Quinault et Prime Riquier, Paris, église de Saint-Eustache. La famille habite rue de Grenelle-Saint-Honoré.

19 mars 1637 → Source
Donation de Pierre Quinault à Thomas Quinault, "maistre boullanger a Paris" (Pierre est le grand-père du poète)

14 oct 1637 → Source
Baptème de Martin, fils de Thomas Quinault et Prime Riquier, Paris, église de Saint-Germain l'Auxerrois


9 août 1641 → Source
Transaction entre Thomas Quinault et son frère Spire ; Thomas est décrit comme marchand boulanger au faubourg Saint-Antoine.


14 mai 1642 → Source
Baptème de Barbe, fille de Thomas Quinault et Prime Riquier, Paris, église de Saint-Paul


1643
Date possible de l'installation de Thomas Quinault en Basse-Bretagne, où il est « boulanger de la maison de Monseigneur le duc de Retz ».
Le jeune Philippe loge peut-être chez Tristan l'Hermite, à Paris, comme son valet et/ou son élève.

1646-1651 (environ) → Source
Quinault entre en pension chez Philippe Mareschal « environ l'année mil six cent quarante six [...] aagé lors d'environ dix ans [...] ou il auroit demeuré pendant cinq ans ou environ ». Il y apprend « les principes de la langue latine » et se prépare pour le Collège du Cardinal Lemoine.

avril 1646, ou quelques mois plus tard
Tristan s'installe dans l'Hôtel de Guise, mais devra le quitter en octobre lors du départ du duc pour Rome (29 octobre 1646)

29 octobre 1646
Le duc de Guise part pour Rome ; Tristan retourne rue Neuve Sainte-Claude; c'est peut-être en ce moment que Quinault entre en pension chez Mareschal.

1648 ?
Quinault entre en quatrième au Collège du Cardinal Lemoine

1650
Date possible de la composition de la pièce La fille généreuse, attribuée - probablement à tort - à Quinault

1651-1653
A la fin de ses études, Quinault commence à écrire pour le théâtre et il se met chez un Avocat au Conseil pour apprendre les affaires. Selon Les Hommes illustres de Ch. Perrault, c'est à l'âge de 15 ans (donc en 1650 ou 1651). Selon la Vie imprimée de Boscheron (1715), c'est au moment du succès de La Généreuse ingratitude en 1653 que ses amis lui conseillent de se mettre chez un avocat ; deux ou trois ans plus tard, il aurait été capable d'en exercer la charge (Perrault dit simplement « bientôt »). On lit dans la Vie manuscrite que c'est qu'en 1655, mais cette date tardive est peu probable, surtout si Boscheron a raison de placer en 1654 l'anecdote de Quinault menant son client au théâtre en attendant le retour du Rapporteur (Hommes illustres, p. 81 ; Boscheron, Vie imprimée, p. 6-7).

1652
21 octobre 1652
Retour à Paris du duc de Guise. Tristan se réinstalle dans l'hôtel de Guise, rue du Chaume (actuelle 58 rue des Archives), probablement accompagné de Quinault (qui y demeure en 1656). C'est peut-être à ce moment que Quinault quitte la pension de Mareschal, sort du Collège du Cardinal Lemoine et commence des études de droit.

1653

1653 (été)
Création des Rivales, Hôtel de Bourgogne

1653-1654 ?
Quinault commence à fréquenter les salons précieux, probablement grâce à l'appui de Tristan. Parmi ces salons on peut compter celui de Madame de la Suze, où il trouve une protectrice dans Mme d'Oradour ; celui de la comtesse de Brégy, où il répondra à des questions d'amour (voir 1661) ; ceux de Mme Fouquet et des sœurs Melson.

1654

1654 (ou fin 1653)
Création de La Généreuse ingratitude, Hôtel de Bourgogne

mars 1654
Création de L'Amant indiscret, ou le Maître étourdi, Paris, Hôtel de Bourgogne

23 août 1654 Source
Mariage de Louise Goujon, future épouse de Quinault, avec Jacques Bouvet

1654 ?
Quinault est capable d'exercer la charge d'avocat. Selon une anecdote rapportée par Ch. Perrault dans Les Hommes illustres et reprise par Boscheron dans la Vie imprimée (p. 6-7), Quinault amena un client chez un Rapporteur, pour l'instruire de de son affaire. Le Rapporteur n'étant pas chez lui, Quinault conduisit le client à l'Hôtel de Bourgogne, où L'Amant indiscret, ou le Maître étourdi remportait un grand succès. Le client, étonné d'apprendre que Quinault en était l'auteur, connut une autre surprise quand celui-ci expliqua parfaitement son affaire chez le Rapporteur.

1655

avril 1655
Création de La Comédie sans comédie, Paris, Théâtre du Marais

juin-juillet 1655
Création des Coups de l’Amour et de la Fortune, Paris, Hôtel de Bourgogne. Polémique avec Scarron et Boisrobert autour de la propriété du sujet

1er août 1655 (achevé d'imprimer)
Publication des Rivales

7 septembre 1655
Mort de Tristan l’Hermite

31 octobre 1655 (achevé d’imprimer)
Publication des Coups de l’amour et de la fortune, dédié à Henri de Lorraine, duc de Guise. Quinault en envoie un exemplaire dédicacé à Pierre Corneille

novembre 1655 - avril 1656
Quinault reçoit la protection du duc de Guise. Il avoit demandé la protection du protecteur de Tristan dans la dédicace des Coups de l’amour et de la fortune en octobre, et en avril 1656 il est « gentilhomme de M. de Guise » (voir le 9 avril 1656)

1655
Une cabale est dressée contre Quinault, selon Boscheron dans la Vie imprimée, p. 7

1655 ?
Quinault fait circuler, sous son nom, le portrait en vers d'Iris, composé par Charles Perrault. Selon les Mémoires de ma vie de Perrault, c'était pendant qu'il travaillait pour son frère Pierre (1654-1664), et probablement avant la mort de sa mère en 1657, qu'il mentionne après l'histoire du portrait. Cependant, Marc Soriano date ce portrait de 1658 (voir 1658). Il parut anonymement dans un recueil publié en janvier 1659.

1656

1er février 1656
Achevé d'imprimer de la tragédie Osman de Tristan l'Hermite, avec une dédicace de Quinault

9 avril 1656 → Source
Quinault est présent au baptême du fils de Philippe Maréchal (voir 1646). Il signe « gentilhomme de M. de Guise », et il demeure à l'Hôtel de Guise, rue du Chaume

15 juin 1656 (achevé d'imprimer)
Publication de La Généreuse ingratitude, dédié à Armand de Bourbon, prince de Conti

26 juin 1656 (achevé d'imprimer)
Publication de L'Amant indiscret, ou le Maître étourdi, dédié au duc de Candale

juin-juillet 1656
Création du Fantôme amoureux, Paris, Hôtel de Bourgogne

6 octobre 1656 (achevé d'imprimer ; la page de titre porte la date de 1657)
Publication du Fantôme amoureux, dédié à François de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan

1656
Quinault continue à fréquenter les salons précieux, en particulier ceux de Mme d'Oradour et de Testu (Têtu, chevalier du guet).

1656 ? → Source
Quinault est présent chez le comte de la Serre, où l'on fait une lecture de la tragédie Arsace de Prade (Jean Le Royer, sieur de), publié plus tard en 1656

1657

23 avril 1657 (achevé d'imprimé)
Publication de « Qui fut jamais plus glorieux », pour le Petit de Beauchasteau

31 juillet 1657 (achevé d'imprimer)
Publication de La Comédie sans comédie, dédié au marquis de Mailleraye

9 (?) novembre 1657
Création d'Amalasonte, Paris, Hôtel de Bourgogne

14 et 19 novembre 1657 → Source
Louis XIV assiste à deux représentations d'Amalasonte, à l'Hôtel de Bourgogne (le 14) et au Louvre (le 19) et donne cent louis d'or à Quinault

28 ou 29 novembre 1657 → Source
Représentation d'Amalasonte à Petit-Bourg (près d'Evry), devant Mazarin et la reine Christine de Suède

1657 ?
Quinault est malade, selon la Vie manuscrite de Boscheron

1657 → Source
Quinault s'installe chez Jacques Bouvet (Bonnet), mari de sa future femme

1657 (page de titre ; voir 6 octobre 1656)
Publication du Fantôme amoureux, dédié à François de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan

1657
Réimpression de La Généreuse ingratitude, avec une nouvelle page de titre datée 1657

1658

février-mars 1658
Création du Feint Alcibiade, Paris, Hôtel de Bourgogne

hiver-printemps 1658 → Source
Représentations du Feint Alcibiade devant Christine de Suède ("charmée" ; avant le 2 mars) et Fouquet

8 mai 1658 (achevé d'imprimer)
Publication d'Amalasonte, dédié au cardinal Mazarin

été 1658
Création du Mariage de Cambise, Paris, Hôtel de Bourgogne

10 juillet 1658 (achevé d'imprimer) → Source
Publication du Feint Alcibiade, dédié à Fouquet, à cause du « plaisir que vous [Fouquet] avez témoigné recevoir de sa representation » (dédicace) ; Fouquet semble avoir récompensé Quinault, qu'on décrit comme « le favori » de Fouquet.

décembre 1658 → Source
Reprise du Feint Alcibiade, Hôtel de Bourgogne

20 (?) décembre 1658 → Source
Création de La Mort de Cyrus, Paris, Hôtel de Bourgogne

1658 ?
Quinault fait circuler, sous son nom, le portrait en vers d'Iris, composé par Charles Perrault ; voir l'édition de Marc Soriano des Contes de Perrault, p. 394. D'autres, dont É. Gros, datent cette épisode de 1655 (q. v.).

1658 ?
Quinault aide Jacques Bouvet (Bonnet) (mari de sa future femme), dont les «  comptes n'étoient pas clairs »

1659

23 janvier 1659
Représentation de La Mort de Cyrus aux noces de Mlle de Fouril (Claude-Louise de Chamejan de Fourilles), fille de la demi-sœur de Charles Testu, et Louis-François de la Garde, seigneur de Chambonas

mars-avril 1659 (privilège le 10 février; l'édition manque d'achevé d'imprimer)
Publication du Mariage de Cambise, dédié au duc d'Anjou (plus tard Monsieur, duc d'Orléans)

12 juillet 1659 (achevé d'imprimer)
Publication de La Mort de Cyrus, dédié à Mme Fouquet

31 juillet 1659 → Source
Testament de Jacques Bouvet (Bonnet), mari de la future femme de Quinault

1659
Seconde édition de La Généreuse ingratitude

1660

2 janvier 1660
Création de Stratonice, Paris, Hôtel de Bourgogne

11 février 1660
Mort de Jacques Bouvet (Bonnet), premier mari de Louise Goujon, que Quinault épousera le 29 avril suivant

18 février 1660 → Source
Début de l'inventaire après décès de Jacques Bouvet (Bonnet)

8 avril 1660 → Source
Prime Riquier, veuve vivant à Beauregard-les-Machecoul, donne son accord au mariage de son fils Philippe Quinault

16 avril 1660 → Source
Quittance de 463 livres par Claude Bossu, de Montereau-Fault-Yonne, à Louise Goujon pour une rente de 25 livres vendue à Jacques

Bouvet (Bonnet)


22 avril 1660 → Source
Contrat de mariage avec Louise Goujon ; Quinault et Louise Goujon habitent rue de la Grande Truanderie

27 avril 1660 → Source
Permission de mariage avec Louise Goujon, paroisse Saint-Eustache, dans l'église Saint-Jean-en-Grève

28 avril 1660 → Source
Fiançailles de Quinault et Louise Goujon, selon l'acte de mariage

29 avril 1660 → Source
Mariage, église de Saint-Jean-en-Grève, avec Louise Goujon, veuve Bouvet (Bonnet) ; Quinault est décrit comme « avocat en la cour de parlement ».

3 mai 1660 → Source
Quinault, « avocat en parlement », est présent au mariage d'Étienne Trahay et Geneviefve Goujon, veuve d'Antoine Boynard et sœur de la femme de Quinault

5 mai 1660 (achevé d'imprimer)
Seconde édition de La Comédie sans comédie

15 mai 1660 (achevé d'imprimer)
Publication de Stratonice, à Rouen, chez Laurens Maury, dédié à Jeannin de Castille (Trésorier de l'Épargne, cousin de Mme Fouquet)

26 juin 1660 (achevé d'imprimer)
Seconde édition des Coups de l'amour et de la fortune

9 septembre 1660 → Source
Quinault et sa femme Louise Goujon participent à l'établissement d'un devis et marché pour la confection d'un tombeau pour Jacques Bouvet (Bonnet), premier mari de Louise Goujon. Quinault est « avocat en parlement ».

1660 (sans doute après son mariage en avril, probablement après l'acte du 9 septembre)
Quinault achète la charge de valet de chambre ordinaire du roi. Il sera de service pendant le dernier trimestre de 1660 ; voir la date du 7 janvier 1661.

26 novembre 1660
Création de Lysis et Hespérie, Paris, Hôtel de Bourgogne

1er décembre 1660 → Source
Quinault, « escuyer, valet de chambre du Roi », et sa femme achètent la part (1/8) de Gabriel Gourneau de l'héritage de son oncle Jacques Bouvet (Bonnet), « moyennant la somme de 7.449 livres 8 sols 3 deniers dont 4.000 livres payés comptant ».

5 et 9 décembre 1660
Deux autres représentations de Lysis et Hespérie, au Louvre

1660
Publication des Œuvres de Mr. Quinault en deux volumes, chez Guillaume de Luynes. Ce recueil factice, avec la date de 1659 à la page de titres, existe en plusieurs exemplaires, avec des contenus différents.

1660-1662 → Source
De nombreuses transactions entre Quinault et Louise Goujon, d'une part, et les neveux et nièces de Jacques Bouvet (Bonnet), d'autre part, concernant la succession de Bouvet (premier mari de Louise Goujon).


1661

7 janvier 1661 → Source
Quittance de 660 livres reçus pour sa charge de valet de chambre ordinaire du roi pour le quatrième quartier de 1660

10 janvier 1661 (achevé d'imprimer)
Seconde édition d'Amalasonte

12 janvier 1661 → Source
Transaction entre Nicolas Guillemin, Quinault et Louise Goujon portant quittance par le sieur Guillemin de 1.500 livres que les sieur et dame Quinault avaient été condamés à lui payer à cause de Germain Bezançon pour qui Jacques Bouvet (Bonnet) s'était porté caution

20 janvier 1661 (achevé d'imprimer)
Seconde édition du Feint Alcibiade

23 mars 1661 → Source
Baptême de la première fille de Quinault et de Louise Goujon, Marie-Louise, Paris, église de Saint-Eustache. Quinault, demeurant rue de la Grande-Truanderie, est « escuyer, valet de chambre du roi ».

24 septembre 1661 (achevé d'imprimer)
Seconde édition des Rivales

1661 ou 1662 ?
Mme de Brégy propose devant le roi cinq questions d'amour, auxquelles Quinault, à la demande du roi, répondra (publication en 1666)

1662

juillet 1662 → Source
Plaidoiries pour obliger Gabriel Gourneau, neveu de Jacques Bouvet (Bonnet), et sa sœur Marie Gourneau, d'accepter la somme de 6.000 livres comme règlement de la huitième des biens de Jacques Bouvet (Bonnet)

17 juillet 1662 → Source
Quittance par Gabriel Gourneau, au nom des enfants de Marie Gourneau, sa sœur, séparée de biens de Germain Bezançon, à  Quinault et Louise Goujon, d'une somme de 6.000 livres léguée par Jacques Bouvet (Bonnet) dans son testament du 31 juillet 1659, et d'une somme de 83 livres 6 sols 8 deniers pour les intérêts

22 juillet 1662 → Source
Quinault et Louise Goujon demeurent rue de Moussy, selon un document dans lequel ils échangent les 7/8 d'une maison à Ivry-sur-Seine, provenant de la succession de Jacques Bouvet (Bonnet), contre une rente de 6.000 livres

octobre 1662
Création d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus, Paris, Hôtel de Bourgogne

17 novembre 1662
Création d'Oropaste, ou le Faux Tonaxare de Boyer (Gallica ; édition moderne en ligne), en concurrence avec Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus de Quinault

1662
Seconde édition du Fantôme amoureux

1662 → Source
Quinault fait partie de la liste des 60 « gratifiés » établie par Chapelain

1663

25 janvier 1663 (achevé d'imprimer)
Publication d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus, Dédié au Roy.

mai-juin 1663 → Source
Quinault reçoit 1.200 livres pour une nouvelle comédie « qui doit être représentée devant Sa Majesté ». Il s'agit sans doute d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus, dédié au roi.

25 juillet 1663 → Source
Accord entre Quinault et Louise Goujon, d'une part, et Charles Fabvre, concernant la succession de Jacques Bouvet (Bonnet)

octobre-décembre 1663 → Source
Quinault est de service comme valet de chambre du roi pendant le quartier d'octobre ; ses gages sont de 660 livres

30 novembre 1663 → Source
Quinault, avec le comédien Floridor, présente au roi un placet demandant la permission d'établir une messagerie royale de Paris à Cahors et Sarlat. Le roi renvoie le placet au Conseil d'État, qui rendra un avis favorable le 24 avril suivant. Les conditions de cette exploitation -- Quinault et Floridor y seront chacun pour un tiers --, se trouvent dans plusieurs documents datés de 1663 et 1664.

1664

1er janvier 1664 → Source
Constitution au profit de Quinault, demeurant rue de la Grande-Truanderie, d'une rente de 700 livres moyennant 14.000 livres

28 mars 1664 → Source
Échange entre Bernard de Sainte-Thérèse, évêque de Babylone, et Quinault et Louise Goujon, sa femme, d'une maison sise à côté de la boucherie Saint-Honoré, appelée La Grande-Maison, appartenant au dit Sainte-Thérèse, contre 1.000 livres de rente (voir 29 avril 1701)

31 mars 1664 → Source
Obligation par Quinault et Louise Goujon envers Pierre Aulde, écuyer, sieur de Vaumargot, conseiller, secrétaire du Roi, pour une somme de 400 livres

24 avril 1664 → Source
Avis favorable du Conseil d'État concernant le placé présenté au roi par Quinault et Floridor, concernant l'établissement d'une messagerie royale de Paris à Cahors et Sarlat (voir le 30 novembre 1663)
.
20 juin 1664
Création de La Thébaïde, première tragédie de Racine

28 juin 1664 → Source
Lettres patentes de Louis XIV accordant à Quinault et Floridor la permission d'établir une messagerie royale de Paris à Cahors et Sarlat (voir le 30 novembre 1663).

11 juillet 1664 → Source
Bail par Quinault, agissant en son nom et au nom de Floridor, à Pierre Chéron, messager de Bruxelles à Paris, des 2/3 des messageries de Cahors et Sarlat à Paris, pour 6 ans, moyennant 200 livres pour la première année et 800 livres pour les cinq autres.

11 juillet 1664 → Source
Commission par Quinault à Pierre Chéron pour la fonction des messageries de Cahors et Sarlat à Paris

12 juillet 1664 → Source
Ordonnance de Pierre Séguier, prévôt de Paris, pour l'enregistrement des lettres patentes du 28 juin précédent.

18 août 1664 → Source
Déclaration par Philippe Quinault, demeurant rue Saint-Martin, paroisse. Saint-Josse, et par Josias de Soulas, sieur de Floridor, et Pierre Poumetz, bourgeois de paris, demeurant rue de Béthisy, paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois, par laquelle il reconaissent qu’ils seront chacun pour un tiers dans les messageries de Cahors et Sarlat à Paris, pour lesquelles ils ont reçu un don du Roi par lettres patentes du 28 juin 1664

18 août 1664 → Source
Ratification par Floridor du bail du 11 juillet précédent

4 septembre 1664 → Source
Quittance de 400 livres reçus du roi

fin décembre 1664
Création d'Astrate, roi de Tyr, Paris, Hôtel de Bourgogne

1664
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres

1664
Seconde édition de L'Amant indiscret, ou le Maître étourdi

1664 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres

1665

1665
Attaques de Boileau dans son Dialogue des héros de roman et sa Satire III (composés 1665-1666)

6 janvier 1665 → Source
Astrate, roi de Tyr est représenté dans la chambre de la Reine, avant le dîner offert par Louis XIV

18 février 1665 (achevé d'imprimer)
Publication d'Astrate, roi de Tyr, dédié à la Reine

octobre-décembre 1665 → Source
Quinault est de service comme valet de chambre du roi pendant le quartier d'octobre ; ses gages sont de 660 livres

20 (?) octobre 1665
Création de La mère coquette, ou les Amants brouillés, Paris, Hôtel de Bourgogne, en concurrence avec la pièce du même nom de Donneau de Visé. Les représentations continuent jusqu'au 24 novembre

4 novembre 1665 → Source
Quittance pour une gratification royale de 800 livres

16 novembre 1665 → Source
Baptême de sa troisième fille, Marguerite-Geneviève, Paris, église Saint-Josse

4 décembre 1665
Création de l'Alexandre de Racine, par la troupe de Molière

24 décembre 1665 → Source
Transport à Quinault d'une rente de 200 livres en deux parties, sur les Gabelles, moyennant la somme de 1.420 livres

décembre 1665 ou janvier 1666
Composition de la Satire III de Boileau, avec la critique d'Astrate, roi de Tyr

1666

9 janvier 1666
Création du ballet Le Triomphe de Bacchus dans les Indes avec au moins un air de Quinault (« Que ce Dieu merite qu'on l'ayme ! »)

13 janvier 1666 → Source
Transport par Jean Du Roux [...] à Quinault d'une rente de 3.074 livres 19 sols 2 deniers, en sept parties, sur l'Hôtel de Ville de Paris, moyennant la somme de 23.711 livres 5 sols, dont 8.000 livres payées comptant

16 janvier 1666 (achevé d'imprimer)
Publication de La mère coquette, ou les Amants brouillés, dédié à la duchesse de Montausier (née Julie d'Angennes)

22 janvier 1666 → Source
Quittance de 98 livres 7 sols 6 deniers, pour une rente sur les gabelles

31 mars 1666 → Source
Quittance par Jean Du Roux à Quinault d'une somme de 8.000 livres (suite du transport du 13 janvier 1666)

12 avril 1666 → Source
Mort d'un fils de Quinault et Louise Goujon, Philippe, présenté à Saint-Josse, inhumé à Saint-Séverin

2 décembre 1666
Création du Ballet des Muses (traditionnellement attribué à Benserade et Molière), avec 7 airs de Quinault et la pièce Les Poètes

1666
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres

1666
Publication de Cinq Questions d'amour, proposées par Madame de Brégy, avec la réponse en vers par M. Quinault, par l'ordre du Roy

1667

17 jan 1667 → Source
Quittance de 269 livres 3 sols 6 deniers de rente pour le premier quartier de 1667

7 (16 ?) mai 1667 → Source
Baptême de Germain Boffrand (Beaufran), fils de Barbe, sœur de Quinault, à Nantes, église Saint-Léonard

20 juin 1667 → Source
Quittance de 25 livres de rente sur les gabelles pour le second quartier de 1667

20 juin (?) 1667 → Source
Quittance de 269 livres 3 sols 6 deniers de rente sur les Aydes pour le second quartier de 1667

1667
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres

1667
Seconde édition de La Mère coquette

1668

18 janvier 1668
Création du Carnaval, mascarade royale, au Louvre, appartement du roi. Quinault est l'auteur de deux des cinq textes poétiques, et probablement du dessein général de l'œuvre, comme il le sera pour la reprise de 1675

avril 1668 (la cour est à Versailles du 21 au 30)
Création de La Grotte de Versailles, Versailles, château

automne 1668
Les Coups de l'amour et de la fortune sont joués pour les ambassadeurs russes au Théâtre du Marais (les ambassadeurs furent reçus par Louis XIV le 4 et le 8 septembre)

16 novembre 1668
Création de Pausanias, Paris, Hôtel de Bourgogne ; dédicace au duc de Montausier, que Quinault rencontre sans doute au salon de Mme Deshoulières

27 novembre 1668 → Source
Représentation de Pausanias à l'Hôtel de Bourgogne, devant Monsieur et Madame

1668 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres

1669

1669
14 février 1669 (achevé d'imprimer)
Publication de Pausanias, dédié au duc de Montausier (gouverneur du Dauphin)

8 juin 1669 → Source
Transport par Laurent Le Lectier à Quinault, demeurant rue de la Bretonnerie, d'une rente de 500 livres et d'une somme de 1.153 livres 2 sols représentant les arrérages d'une rente précédente, moyennant 10.153 livres 2 sols, dont 9.000 livres pour le principal, immédiatement versées par Quinault

15 juin 1669 → Source
Décharge par Quinault à Laurent Le Lectier [suite du transport du 8 juin 1669]

septembre 1669
Reprise d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus, Paris, Théâtre du Marais

28 septembre 1669 → Source
Quittance à Claude Brulart de 1.000 livres pour deux années d'arrérages d'une rente de 500 livres (suite du transport du 8 juin 1669)

30 septembre 1669 → Source
Quittance de 8.000 livres (suite du transport du 13 janvier 1666)

octobre-décembre 1669 → Source
Quinault est de service comme valet de chambre du roi pendant le quartier d'octobre ; ses gages sont de 660 livres

1669
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres « en considération des pièces de théâtre qu'il donne au public »

1669 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres

1670

22 janvier 1670 → Source
Quittance d'une somme de 269 livres 12 sols 6 deniers de rente pour le premier quartier de 1670

2 mars 1670
Mort de Salomon de Virelade, à qui Quinault succédéra à l'Académie Française

Après le 24 mars 1670 → Source
Discours de réception à l'Académie Française

23 août et 6 septembre 1670 → Source
Représentations de La Grotte de Versailles (L'Églogue de Versailles) à Versailles, devant le roi, avec une « dépense extraordinaire »

26 novembre 1670 → Source
Constitution par Quinault et Louise Goujon à François Huguet, sieur de Semonville, de 1.227 livres de rente, moyennant la somme de 27.000 livres, pour financer l'achat d'une maison rue Neuve-des-Bons-Enfants (actuelle rue Radziwill ; (voir les actes du 17 février 1671, du 23 mars 1686 et du 12 janvier 1688)

1670
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres « en considération des belles pièces de théâtre qu'il donne au public »

1670 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres

1671

17 janvier 1671
Création de Psyché (avec Molière et Thomas Corneille), Paris, palais des Tuileries

janvier 1671 (avant le 19)
Création de Bellérophon, Paris, Hôtel de Bourgogne

19 janvier 1671 → Source
Représentation de Bellérophon par la troupe de l'Hôtel de Bourgogne, pour le mariage du duc de Beauvilliers et Henriette-Louise, fille de Colbert

22 janvier 1671 → Source
Représentation de Bellérophon par la troupe de l'Hôtel de Bourgogne, devant la cour (Vincennes château)

17 février 1671 → Source
Établissement de rapport : Quinault est adjudicataire d'une maison sise rue [Neuve] des-Bons-Enfants à Paris (voir les actes du 26 novembre 1670, du 23 mars 1686 et du 12 janvier 1688)

1671, entre le 17 février et le 25 juillet 1671, probablement avant le 11 avril (q.v.)
Il semble que Quinault vend sa charge de valet de chambre ordinaire du roi ; détails à suivre bientôt.

6 mars 1671 (achevé d'imprimer)
Publication de Bellérophon, dédié au duc de Chevreuse

11 avril 1671 → Source
Rachat de la rente constituée le 26 novembre 1670

23 avril 1671 → Source
Exécution de l'air de Vulcain, du deuxième intermède de Psyché ("Despechez, preparez ces lieux") à Chantilly, lors de la réception offerte par le prince de Condé

9 juillet 1671 → Source
Comparution et quittance entre Quinault, valet de chambre ordinaire du roi, et Gabriel Gourneau (neveu de Jacques Bouvet (Bonnet))

24 juillet 1671
Première représentation en ville de Psyché, Paris, Palais-Royal

25 juillet 1671 → Source
Philippe Mareschal certifie que « environ l'année 1646 Philippe Quinault naguerre valet de chambre ordinaire du roi âgé lors d'environ dix ans aurait été mis par le sieur Thomas Quinault son père en pension avec lui où il aurait demeuré pendant cinq ans ou environ [...] et pendant lequel temps il lui aurait enseigné les principes de la langue latine et l'aurait rendu capable d'entrer comme il fit lors en quatrième au Collège du Cardinal Lemoyne ».

25 juillet 1671Source
Jean-Baptiste du Vau est est décrit dans une sommation "valet de chambre du roy". Il a succédé à Quinault plus tôt en 1671.

1er août 1671 → Source
Subrogation à Quinault de l'office d'auditeur en la Chambre des Comptes, suite à la démission le 26 avril 1671 d'Antoine Hardy, moyennant la somme de 41.500 livres payable avant le 15 septembre prochain

28 août 1671 → Source
Quittance d'une somme de 8.030 livres 13 sols, en échange de laquelle les lettres de provision de l'office d'auditeur en la Chambre des Comptes ont été remises à Quinault. Selon les listes des État de la France, il sera de service pendant le semestre d'été (juillet-décembre)

août 1671
Mort du comédien Floridor, peut-être le dernier lien pour Quinault avec l'Hôtel de Bourgogne

22 septembre 1671 → Source
Quittance d'une somme de 27.244 livres 5 sols 5 deniers, à la suite de la subrogation du 1er août 1671

6 octobre 1671 (achevé d'imprimer ; privilège enregistré le 13 mars)
Publication de Psyché

19 octobre 1671 → Source
Quittance d'une somme de 6.500 livres, avec remise des intérêts de la dite somme depuis le 22 septembre, à la suite de la subrogation du 1er août 1671

27 décembre 1671 → Source
Quittance d'une somme de 145 livres 5 sols de rente sur les Aydes pour le premier quartier de 1672

27 décembre 1671 → Source
Quittance d'une somme de 269 livres 3 sols 6 deniers de rente sur les Aydes pour le premier quartier de 1672

27 déc 1671 → Source
Quittance d'une somme de 25 livres de rente sur les Gabelles pour le premier quartier de 1672

31 décembre 1671 → Source
Quittance de la somme de trois mil livres « dont Sa Majesté m'a fait don »

1671
Quinault reçoit une gratification royale de 800 livres « en considération des belles pièces qu'il donne au public »

1671 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres

1672

mars 1672
Privilège de Lully pour l'Académie Royale de Musique

12 mars 1672→ Source
Quinault est présent à la visite de l'Académie Française à Versailles « pour remercier le Roy de l'honneur qu'il a fait à cette Illustre & Spirituelle Compagnie d'en vouloir prendre la place de protecteur qu'avoit feu Monsieur le Chancelier »

3 juin 1672 → Source
Lettre de Lully à Colbert : le compositeur et Quinault iront voir Colbert pour lui montrer « quelque projet pour le retour du Roy »

12 juin 1672
Passage du Rhin

13 juin 1672 → Source
Quinault figure parmi « plusieurs de Messieurs reciterent de petites pieces quils avoient composées, les uns en prose, les autres en vers, à la louange du Roy »

juin ? 1672
« Grand Roy, vos ennemis ne trouvent point d'asile », à Louis XIV, conquérant de la Hollande

7 juillet 1672 → Source
Quittance d'une somme de 145 livres 5 sols 10 deniers de rente pour le second quartier de 1672

été 1672 → Source
Lully et Quinault préparent Les Fêtes de l'Amour et de Bacchus. Un opéra nouveau (Cadmus et Hermione) sera pour le carnaval de 1673

7 septembre 1672
Achète une rente sur les Aydes de 1076 livre 14 sols

20 septembre 1672Source
Privilège de Lully pour faire imprimer la musique et les paroles de ses opéras

11 novembre 1672
Reprise de Psyché, Paris, Palais-Royal

15 novembre 1672
Création des Fêtes de l'Amour et de Bacchus, Paris, jeu de paume de Bel-Air

23 décembre 1672 → Source
Quittance d'une somme de 50 livres de rente sur les Gabelles pour le premier quartier de 1673

23 décembre 1672 → Source
Quittance d'une somme de 158 livres 15 sols de rente sur les Gabelles pour le premier quartier de 1673

1672
Quinault reçoit une gratification royale de 1200 livres « pour les belles pièces de théâtre qu'il donne au public »

1672 ? 1673 ? → Source
Dîner de réconciliation de Quinault avec Boileau, avec M. de Mérille, valet de chambre de Monsieur, comme médiateur

1672
Seconde édition de Bellérophon

1672 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1673

12 janvier 1673Source
Retenue de valet de chambre pour Jean-Baptiste Choderlos de Laclos, sur la démission de Jean-Baptiste Du Vau ; c'est la charge de Quinault

janvier 1673
Quinault est présent à toutes les neuf séances de l'Académie Française (2, 5, 9, 12, 16, 19, 23, 26, 30)

février 1673
Quinault est présent à six des sept séances de l'Académie Française (6, 9, 13, 16, 20, 27 ; absent 23)

mars 1673
Quinault est présent à cinq des huit séances de l'Académie Française (2, 6, 9, 23, 27 ; absent 13, 16, 20)

avril 1673
Quinault est présent à six des sept séances de l'Académie Française (6, 10, 17, 20, 24, 27 ; absent 13)

avril 1673 (probablement vers le 15)
Création de Cadmus et Hermione, Paris, jeu de paume de Bel-Air

mai 1673
Quinault est présent à toutes les six séances de l'Académie Française (4, 8, 15, 18, 25, 29)

juin 1673
Quinault est présent à toutes les six séances de l'Académie Française (5, 12, 15, 19, 22, 26)

27 juin 1673 → Source
Quittance d'une somme de 158 livres 15 sols de rente sur les Gabelles pour le second quartier de 1673

juillet 1673
Quinault est présent à six des neuf séances de l'Académie Française (3, 6, 10, 20, 24, 31 ; absent 13, 17, 27)

17 juillet 1673 → Source
Lettre de Colbert à Saint-Aignan « au sujet de la nouvelle pièce », qu'il appelle Alceste et Admète ; ce sera Alceste, créé en janvier 1674

août 1673
Quinault est présent à six des neuf séances de l'Académie Française (3, 6, 14, 17, 25, 28 ; absent 11, 21, 31)

28 août 1673 → Source
Quittance par Quinault et Louise Goujon à Madeleine Noellan d'une somme de 1.450 livres 16 sols 8 deniers pour le rachat d'une rente de 66 livres 13 sols 4 deniers et d'une autre somme de 286 livres 16 sols 8 deniers pour les intérêts

29 août 1673 → Source
Vente par Jacque Laisné à Quinault de la douzième partie de la propriété du pont des Tuileries, pour s'acquitter envers Quinault d'une somme de 3.000 livres

septembre 1673
Quinault est présent à cinq des sept séances de l'Académie Française (7, 11, 18, 25, 28 ; absent 4, 14)

octobre 1673
Quinault est présent à cinq des huit séances de l'Académie Française (2, 5, 16, 19, 30 ; absent 12, 23, 26)

novembre 1673
Quinault est présent à six des sept séances de l'Académie Française (6, 13, 16, 20, 23, 27 ; absent 9)

novembre 1673 → Source
Répétitions d'Alceste à Versailles, chez Mme de Maintenon

décembre 1673
Quinault est présent à toutes les six séances de l'Académie Française (4, 7, 11, 14, 18, 28)

1673
Quinault reçoit une gratification royale de 1200 livres « pour les belles pièces de théâtre »

1673 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1674

janvier 1674
Quinault est présent à sept des huit séances de l'Académie Française (4, 8, 11, 18, 22, 25, 29 ; absent le 15)

11 (?) janvier 1674
Création d'Alceste, Paris, Palais-Royal

27 janvier 1674
Lettre de Charles Perrault où il est question d'une cabale dressée contre Alceste

février 1674
Quinault est présent à trois des huit séances de l'Académie Française (1, 8, 12 ; absent 5, 15, 19, 22, 26)

février ou mars (?) 1674 (Quinault remplace Chapelain, mort le 22 février)
Quinault intègre la Petite Académie

mars 1674
Quinault est présent à quatre des sept séances de l'Académie Française (5, 8, 15, 29 ; absent 1, 12, 17)

mars 1674
Henri Guichard, en collaboration avec Mme de Villedieu, propose deux livrets à Lully, qui les refuse


avril 1674
Quinault est présent à six des huit séances de l'Académie Française (5, 9, 16, 23, 26, 30 ; absent 12, 19)

10 avril 1674 → Source
Toute la cour assiste à une représentation d'Alceste, lors du bapteme du duc de Valois, fils de Monsieur. Louis XIV donne 3.000 livres à Lully pour « une piece entiere en musique ».

mai 1674
Quinault est présent à quatre des cinq séances de l'Académie Française (7, 10, 17, 21 ; absent 28)

mai-septembre 1674
La Fontaine écrit le livret Daphné, refusé par Lully
Peu de temps après, il écrit sa satire « Le Florentin » et son épître « A Madame de Thianges »

juin 1674
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (4, 7, 11, 14, 18, 21, 25, 28)

juin (?) 1674 → Source
Quittance d'une somme de 269 livres 3 sols de rente sur les Aydes pour le second quartier de 1674

juillet 1674
Quinault est présent à cinq des neuf séances de l'Académie Française (5, 12, 16, 23, 30 ; absent 2, 9, 19, 26)

4 juillet 1674
Première représentation d'Alceste à la cour, Versailles, cour de marbre du château

11 juillet 1674
Reprise de La Grotte de Versailles, sous le titre L'Églogue de Versailles, Versailles, jardins du château

16 juillet 1674 (permis d'imprimer)
Critique de l'Opéra, ou Examen de la tragédie intitulée Alceste, ou le triomphe d'Alcide de Ch. Perrault

28 juillet 1674 → Source
Première représentation à la cour des Fêtes de l'Amour et de Bacchus, Versailles, jardins, allée du dragon, avec « deux vols qui sont nécessaires dans la pièce »

août 1674
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (2, 6, 9, 13, 20, 23, 27, 30)

13 août 1674
Lecture, à l'Académie Française, de « La Relation nouvelle du Parnasse » et de la réponse de Ch. Perrault

septembre 1674
Quinault est présent à sept des huit séances de l'Académie Française (3, 6, 10, 13, 20, 24, 27 ; absent 17)

octobre 1674
Quinault est présent à six des neuf séances de l'Académie Française (1, 8, 11, 15, 22, 29 ; absent 4, 18, 25)

30 octobre 1674
Reprise de Cadmus et Hermione, Paris, Palais-Royal

novembre 1674
Quinault est présent à sept des huit séances de l'Académie Française (5, 8, 12, 15, 19, 22, 29 ; absent 25)

novembre 1674 → Source
Privilège accordé à Quinault par Louis XIV, par lettres patentes, d'imprimer le livret de Thésée pendant dix ans

décembre 1674
Quinault est présent à cinq des sept séances de l'Académie Française (3, 6, 17, 20, 24 ; absent 10, 13)

3 décembre 1674 → Source
Début des répétitions de Thésée, pour les représentations à Saint-Germain-en-Laye en janvier 1675, qui continuent jusqu'au 27 février

5 décembre 1674 → Source
Transport par Quinault à Christophe Ballard du privilège de novembre 1674, pour imprimer le livret de Thésée pendant dix ans, moyennant 1.650 livres

29 décembre 1674 → Source
Cession par Lully à Christophe Ballard du privilège d'imprimer la musique et les paroles de Thésée, moyennant 1.000 livres

1674
Année la plus probable du projet d'un opéra La Chute de Phaéton, par Racine et Boileau

1674
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération des belles pièces de théâtre qu'il donne au public »

1674 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1675

janvier 1675
Quinault est présent à quatre des neuf séances de l'Académie Française (1, 17, 21, 31 ; absent 7, 10, 14, 24, 28)

1er janvier 1675 → Source
Mme de Thianges offre au duc du Maine "la chambre sublime", maquette où on reconnaît Racine et Boileau et où ce dernier "empêche sept ou huit mauvais poètes d'approcher". Quinault, adversaire de Racine dans la querelle d'Alceste, serait un de ces mauvais poètes.

1675, début de l'année
Iphigénie de Racine, où il répond dans la préface à la Critique d'Alceste de Perrault

11 (?) janvier 1675
Création de Thésée, Saint-Germain-en-Laye, château

février 1675
Quinault est présent à neuf des onze séances de l'Académie Française (4, 7, 11, 14, 16, 18, 21, 23, 25 ; absent 9, 28)

février (?) 1675
Création d'une nouvelle version du Carnaval, mascarade royale, à la cour, probablement à Saint-Germain-en-Laye. Comme en 1668, Quinault est l'auteur de deux des cinq textes poétiques, et probablement du dessein général de l'œuvre.

mars 1675
Quinault est présent à dix des douze séances de l'Académie Française (2, 4, 7, 9, 11, 18, 21, 23, 28, 30 ; absent 14, 16)

avril 1675
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (1, 4, 6, 8, 18, 20, 22, 25, 27, 29)

avril 1675
Première représentation en ville de Thésée, Paris, Palais-Royal

mai 1675
Quinault est présent à neuf des onze séances de l'Académie Française (6, 9, 11, 13, 18, 20, 25, 27, 30 ; absent 2, 4)

31 mai 1675 → Source
Quittance d'une somme de 124 livres 7 sols de rente sur les Aydes pour le second quartier de 1675

juin 1675
Quinault est présent à sept des neuf séances de l'Académie Française (1, 8, 10, 15, 22, 24, 27 ; absent 6, 17)

juillet 1675
Quinault est nommé directeur de l'Académie Française pour le troisième trimestre de 1675 (séance du 1er juillet)
Quinault est présent à dix des douze séances de l'Académie Française (1, 4, 6, 8, 11, 15, 18, 20, 22, 29 ; absent 13, 27)

30 juillet 1675
Quinault adresse une harangue au Roi « sur ses heureuses conquestes »

août 1675
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (1, 3, 5, 8, 12, 17, 19, 22, 25, 26, 29, 31)

septembre 1675
Quinault est présent à neuf dix des douze séances de l'Académie Française (5, 7, 9, 12, 16, 19, 23, 26, 30 ; absent 2, 14, 28)

octobre 1675
Quinault est présent à huit des douze séances de l'Académie Française (7, 10, 12, 17, 21, 24, 26, 31 ; absent 3, 5, 14,19)

octobre 1675
Création à Paris, théâtre du Palais-Royal, d'une nouvelle version du Carnaval, mascarade royale. Comme en 1668, Quinault est l'auteur de deux des cinq textes poétiques, et probablement du dessein général de l'œuvre.

novembre 1675
Quinault est présent à neuf des dix séances de l'Académie Française (7, 9, 14, 16, 18, 21, 23, 25, 28 ; absent 4)

décembre 1675
Quinault est présent à six des huit séances de l'Académie Française (2, 14, 16, 19, 23, 30 ; absent 5, 7)

16 décembre 1675 → Source
Cession par Quinault à Christophe Ballard du privilège de publier le livret d'Atys, moyennant 1.000 livres

23 décembre 1675 → Source
Transport par Lully à Christophe Ballard du privilège d'imprimer la musique et les paroles d'Atys, moyennant 1.000 livres

1675
Nouvelle édition du livret d'Alceste

1675
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres pendant l'année dernière »

1675 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1676

janvier 1676 → Source
La liste de membres de l'Académie Française donne l'adresse de Quinault comme « ruë neuve S. Mederic ».
Quinault est présent à sept des douze séances de l'Académie Française (2, 16, 18, 20, 23, 27, 30 ; absent 4, 9, 11, 13, 25)

10 janvier 1676
Création d'Atys, Saint-Germain-en-Laye, château

1676 → Source
Quinault reçoit 3.000 livres « par gratification en considération de ce qu'il a composé l'opéra d'Atis qui a éte représenté devant Sa Majesté l'hiver de ladite année »

27 janvier 1676 → Source
Quinault, avec Charpentier, Benserade, Rose, Furetière et Racine, prennent possession des six places réservées pour les Académiciens aux pièces de théâtre qui se joueraient à la cour

février 1676
Quinault est présent à dix des treize séances de l'Académie Française (1, 3, 6, 8, 13, 15, 20, 24, 27, 29 ; absent 10, 17, 22)

mars 1676
Quinault est présent à douze des treize séances de l'Académie Française (2, 5, 7, 9, 12, 14, 16, 21, 23, 26, 28, 30 ; absent 19)

avril 1676
Quinault est présent à sept des dix séances de l'Académie Française (9, 11, 16, 18, 25, 27, 30 ; absent 13, 20, 23)

avril-mai 1676
Première représentation en ville d'Atys, Paris, Palais-Royal

mai 1676
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (2, 4, 7, 9, 11, 16, 18, 21, 23, 27, 28, 30)

juin 1676
Quinault est présent à dix des treize séances de l'Académie Française (1, 6, 10, 13, 15, 18, 20, 22, 25, 30 ; absent 3, 8, 27)

juillet 1676
Quinault est présent à dix des treize séances de l'Académie Française (2, 4, 6, 13, 18, 20, 23, 25, 27, 30 ; absent 9, 11, 16)

août 1676
Quinault est présent à treize des quatorze séances de l'Académie Française (1, 3, 6, 8, 11, 13, 14, 17, 20, 22, 27, 29, 31 ; absent 25)

septembre 1676
Quinault est présent à huit des onze séances de l'Académie Française (5, 7, 10, 12, 17, 19, 22, 24 ; absent 3, 26, 28)

octobre 1676
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (1, 3, 5, 8, 10, 12, 15, 17, 19, 22, 24, 26, 29, 31)

2 octobre 1676
Reprise d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus au Théâtre Guénégaud (quatre représentations, suivies de deux en juillet 1677 et de deux autres en août 1678)

29 octobre 1676 → Source
Quinault est présent à la séance de l'Académie Française, quand la Compagnie apprend la mort de Desmarest de Saint-Sorlin

novembre 1676
Quinault est présent à diz des douze séances de l'Académie Française (3, 5, 7, 9, 12, 16, 19, 21, 26, 28 ; absent 14, 23)

19 novembre 1676 → Source
Début des répétitions d'Isis, qui se poursuivent jusqu'au 5 janvier 1677

décembre 1676
Quinault est présent à douze des treize séances de l'Académie Française (1, 3, 5, 7, 10, 12, 14, 17, 19, 22, 23, 29 ; absent 31)

2 déc 1676 → Source
Transport par Lully à Christophe Ballard du privilège pour imprimer la musique et les paroles d'Isis, moyennant 1.000 lt.

4 décembre 1676 → Source
Cession (convention) par Quinault à Christophe Ballard du privilège pour imprimer le livret d'Isis, moyennant 1.000 lt.

10 décembre 1676 → Source
Pierre-Philippe, fils de Quinault, décédé rue Neuve Saint-Médéric le 10, est inhumé à l'église Saint-Merry)

21 décembre 1676 → Source
Quittance d'une somme de 269 livres 3 sols 6 deniers de rente sur les Aydes pour le premier quartier de 1677

23 déc 1676 → Source
Lecture par Quinault du prologue d'Isis pendant la réception du président de Mesmes à l'Académie Française

1676
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération des pièces de théâtre et autres ouvrages qu'il donne au public »

1676 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1677

1er janvier 1677
Création de Phèdre de Racine, sa dernière œuvre pour le théâtre parlé

janvier 1677
Quinault est présent à onze des treize séances de l'Académie Française ( 7, 9, 11, 14, 16, 18, 21, 23, 25, 28, 30 ; absent 2, 5)

5 janvier 1677
Création d'Isis, Saint-Germain-en-Laye, château

7 janvier 1677 → Source
Quittance d'une somme de 200 livres de rente sur l'Hôtel de Ville de Paris pour le premier quartier de 1677

15 janvier 1677 → Source
Une lettre du nonce du pape mentionne « le peu de goût qu'a madame de Montespan pour cet opéra [Isis] »

janvier 1677
Cabale des ennemis de Lully contre Isis

janvier-février 1677
La Fontaine, « Épître à M. de Niert, sur l'opéra »

février 1677
Quinault est présent à onze des douze séances de l'Académie Française (1, 4, 6, 8, 11, 13, 15, 18, 20, 22, 25 ; absent 27)

16 février 1677 → Source
Reprise de Thésée, trois représentations à Saint-Germain-en-Laye, château

28 février 1677 → Source
Fin des représentations d'Isis et de Thésée à la cour, avec des dépenses d'au moins 17.825 livres

mars 1677
Quinault est présent à dix des onze séances de l'Académie Française (4, 6, 8, 11, 13, 15, 18, 20, 22, 24 ; absent 1er)

1er mars 1677 → Source
Louis XIV entre en campagne ; Mme de Montespan avait déjà rappellé Mme de Ludres (qui serait comparée à Io, dans Isis) à la cour

avril 1677
Quinault est présent à huit des onze séances de l'Académie Française (1, 3, 5, 8, 10, 12, 24, 29 ; absent 21, 22, 26)

avril-mai 1677
reprise de Thésée, Paris, Palais-Royal

mai 1677
Quinault est présent à douze des treize séances de l'Académie Française (3, 6, 8, 10, 13, 15, 20, 22, 24, 27, 29, 31 ; absent 17)

juin 1677
Quinault est présent à neuf des dix séances de l'Académie Française (5, 9, 11, 16, 19, 21, 23, 26, 28 ; absent 3)

12 juin 1677
Quinault adresse une harangue au Roi « sur son heureux retour & sa glorieuse Campagne »

23 juin 1677 → Source
Quittance d'une somme de 200 livres de rente sur les Aydes et les Gabelles pour le second quartier de 1677

23 juin 1677 → Source
Quittance d'une somme de 50 livres de rente sur les Gabelles pour le second quartier de 1677

23 juin 1677 → Source
Quittance d'une somme de 158 livres 15 sols de rente sur les Gabelles pour le second quartier de 1677

juin-juillet 1677 → Source
Plusieurs mentions dans la correspondance de Mme de Sévigné de la colère de Mme de Montespan, comparée à Junon dans Isis

juillet 1677
Quinault est présent à neuf des quatorze séances de l'Académie Française (1, 3, 5, 10, 12, 15, 17, 19, 31 ; absent 8, 22, 24, 26, 29)

2, 4 juillet 1677
Reprise d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus au Théâtre Guénégaud (deux représentations)

août 1677
Quinault est présent à huit des treize séances de l'Académie Française (2, 5, 6, 9, 12, 17, 19, 23 ; absent 14, 21, 25, 28, 30)

août 1677 → Source
Première représentation en ville d'Isis, Paris, Palais-Royal

6 août 1677 → Source
Reprise des Coups de l' Amour et de la Fortune au Théâtre Guénégaud (quatre représentations, avec trompettes et timbales, et « Poussin », probablement le haute-contre Louis-Joseph Poussin, pour chanter « Amour détache ton bandeau »; trois autres représentations en 1678)

août-septembre → Source
Reprises d'Alceste, Thésée, Atys, Fontainebleau, château

septembre 1677
Quinault est présent à huit des treize séances de l'Académie Française (11, 13, 16, 18, 21, 23, 25, 30 ; absent 2, 4, 6, 9, 27)

septembre 1677 → Source
Quinault lit son « Poème de Sceaux » à une fête à Sceaux en l'honneur de l'Académie Française

octobre 1677
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (2, 4, 7, 8, 11, 14, 16, 18, 21, 23, 25, 27, 30)

novembre 1677
Quinault est présent à onze des douze séances de l'Académie Française (1, 6, 8, 10, 13, 15, 18, 20, 25, 27, 30 ; absent 22)

décembre 1677
Quinault est présent aux trois séances de l'Académie Française pour lequelles les registres donnent le détail (2, 4, 6)

1677
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1677 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, bien qu'il semble avoir vendu cette charge en 1671

1677-1678
Le Théâtre Guénégaud se procure les droits de jouer La Comédie sans comédie pendant la saison 1677-1678, mais elle n'est pas représentée

1678

janvier 1678 → Source
Reprises de Cadmus et Hermione, Alceste, Thésée, Atys, Saint-Germain-en-Laye, château. C'est la première représentation à la cour de Cadmus et Hermione

1678 → Source
Quinault reçoit une gratification royale de 3000 livres pour avoir instruit « les acteurs et les actrices pendant les répétitions des opéra d'Alceste et de Cadmus »

16 janvier 1678
Paiement à Lapierre, par la troupe du Théâtre Guénégaud, pour la copie des rôles du Docteur de verre (partie de La Comédie sans comédie, jamais représentée au Guénégaud)

février ? 1678
Reprise d'Alceste et Atys, Paris, Palais-Royal

mars 1678
Quinault est présent à diz des onze séances de l'Académie Française (5, 7, 10, 12, 14, 17, 19, 21, 24, 31 ; absent 28)

avril 1678
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (2, 4, 13, 14, 16, 18, 21, 25, 28, 30)

1er avril 1678
Reprise des Coups de l' Amour et de la Fortune au Théâtre Guénégaud. Deux autres représentations auront lieu le 17 juin et le 19 septembre.

19 avril 1678
Création de Psyché, opéra de Lully sur un livret de Thomas Corneille, qui conserve presque toutes les paroles des intermèdes de Quinault du Psyché de 1671

mai 1678
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (2, 5, 7, 9, 12, 14, 16, 18, 21, 23, 26, 28)

juin 1678
Quinault est présent à toutes les séances de l'Académie Française (1, 2, 4, 6, 8, 11, 13, 15, 18, 20, 23, 25, 27, 30)

juillet 1678
Quinault est présent à dix des treize séances de l'Académie Française (2, 9, 11, 14, 16, 21, 23, 26, 28, 30 ; absent 4, 7, 18)

août 1678
Quinault est présent à onze des douze séances de l'Académie Française (1, 4, 6, 8, 11, 13, 17, 22, 25, 27, 29 ; absent 18)

août 1678
Reprise d'Atys, Paris, Palais-Royal

27 et 28 août 1678
Reprise d'Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus au Théâtre Guénégaud

30 septembre et 2 octobre 1678
Reprise d'Astrate, roi de Tyr au Théâtre Guénégaud (deux représentations)

31 octobre 1678 → Source
Quinault lit deux poèmes à l'Académie Française, un sur la modestie de Colbert et le second à l’avantage de l’abbé Colbert (fils du ministre).

15 deçembre 1678 → Source
Quittance d'une somme de 50 livres de rente sur les Gabelles pour le premier quartier de 1679

1678
Le Théâtre Guénégaud se procure les droits de jouer Le Feint Alcibiade pendant la saison 1678-1679, mais la pièce n'est pas représentée

1678
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1679

31 janvier 1679
Création de Bellérophon, opéra de Lully sur un livret de Thomas Corneille, aidé probablement par Quinault

1er juin 1679 → Source
Quittance d'une somme de 106 livres 11 sols 9 deniers de rente sur les Aydes pour le second quartier de 1679

24 juin 1679 → Source
Une lettre du duc de Saint-Aignan à Bussy-Rabutin annonce la préparation d'un opéra, Le Ravissement de Proserpine (sans doute le Proserpine de Quinault)

27 juillet 1679 → Source
Quittance par Quinault, demeurant île Notre-Dame, rue et paroisse Saint-Louis, à Gédéon Du Metz, garde du Trésor royal, d'une somme de 4.200 livres pour le remboursement de 400 livres de rente et d'une somme de 6.811 livres 2 sols 6 deniers pour le remboursement de 648 livres 13 sols 6 deniers de rente sur les augmentations de Gages

27 juillet 1679 → Source
Quittance par Quinault à Gédéon Du Metz, d’une somme de 11.011 livres 2 sols 6 deniers, savoir 4.200 livres pour jouir de ¾ de 400 livres de rente sur les augmentations de Gages, et 6.820 livres 2 sols 6 deniers pour le remboursement des ¾ d’une rente de 648 livres 13 sols 6 deniers

29 octobre 1679
Reprise de Thésée, Paris, Palais-Royal

31 octobre 1679 → Source
Annonce de Proserpine dans Le Mercure galant d'octobre. Quinault « est en possession de faire les Opéra pour Sa Majesté ».

31 octobre ? 1679
Reprise de Cadmus et Hermione, Paris, Palais-Royal

27 déc. 1679 → Source
Quittance d'une somme de 25 livres de rente pour le premier quartier de 1680

1679
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1680

27 janvier 1680 → Source
Cession (convention) à Christophe Ballard du privilège pour publier le livret de Proserpine, moyennant 1.000 lt.

3 février 1680 → Source
Création de Proserpine, Saint-Germain-en-Laye, château

3 juillet 1680
Quittance d'une somme de 25 livres de rente sur les gabelles pour le second quartier de 1680

18 septembre et 19 novembre 1680
Reprise d'Astrate, roi de Tyr à la Comédie-Française (deux représentations, suivies d'une autre le 10 juin 1681). La pièce eut de nombreuses représentations à la Comédie-Française de 1703 à 1759.

15 novembre 1680
Première représentation en ville de Proserpine, Paris, Palais-Royal

5 décembre 1680 (pour les danseurs ; le 16 pour les chanteurs et les instrumentalistes) → Source
Début des répétitions du Triomphe de l'Amour

26 décembre 1680 → Source
Traité passé devant les notaires Béchet et Moufle entre Lully, Quinault et Christophe Ballard pour l'impression du livret et de la partition du ballet Le Triomphe de l'Amour. Les trois hommes partagent les dépenses et les profits.

1680
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1681

janvier [?] 1681 → Source
Quittance d'une somme de 145 livres, 5 deniers et 10 sols de rente sur les Aydes et Gabelles pour le premier quartier de 1681

21 janvier 1681
Création du Triomphe de l'Amour, Saint-Germain-en-Laye, château

1681
Reprise de La Mère coquette à la Comédie-Française (onze représentations). Il y eut des représentations presque tous les ans jusqu'en 1781.

22 janvier 1681 → Source
Représentation de La Mère coquette devant la cour, Saint-Germain-en-Laye, château

10 mai
Première représentation en ville du Triomphe de l'Amour, Paris, Palais-Royal

22 mai 1681 → Source
Quittance par Quinault à Gédéon Du Metz d'une somme de 19.362 livres 8 sols 9 deniers pour rachat d'une rente de 2.581 livres 13 sols 2 deniers

10 juin 1681
Représentation d'Astrate, roi de Tyr à la Comédie-Française (voir le 18 septembre et le 19 novembre 1680)

1er août 1681 → Source
Quittance par Quinault et Louise Goujon à Gédéon Du Metz de 750 livres pour rachat de 100 livres de rente sur les Aides et Gabelles

11 août 1681
Reprise d' Agrippa, roy d'Albe, ou le Faux Tibérinus à la Comédie-Française, suivies de trois représentations en octobre 1682. La pièce resta au répertoire de la Comédie-Française jusqu'en 1750.

14 août 1681 → Source
Constitution au profit de Quinault d'une rente de 850 livres au principal de 17.000 livres à prendre sur les Aides et Gabelles

16 et 18 août 1681
Reprise des Coups de l'Amour et de la Fortune à la Comédie-Française, suivies d'une représentation le 5 novembre et d'une autre le 9 juin 1682. Il y eut également des reprises en 1692, 1714 et 1790

novembre 1681
Reprise de Proserpine, Paris, Palais-Royal

novembre 1681 → Source
Lully travaille à Persée, selon Le Mercure Galant. « Il est de la composition de Mr Quinaut. C'est tout dire en matiere d'Opéra. »

29 novembre 1681 → Source
Quittance par Quinault au garde du Trésor royal de la somme de 710 livres, pour remboursement de 100 livres de rente sur les Aides et Gabelles

29 novembre 1681 → Source
Quittance par Quinault au garde du Trésor royal de la somme de 2.951 livres 5 sols, pour le remboursement de 393 livres 10 sols de rente sur les Aides et Gabelles

1er décembre 1681 → Source
Début des répétitions d'Atys, qui sera représenté à Saint-Germain-en-Laye à partir du 5 janvier suivant

1681
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres ». Selon La Gorce, « Proche collaborateur », p. 366, n. 11, sa pension est augmentée de 3.000 à 4.000 livres.

1681 → Source
Quinault lit dans l'Académie Française une traduction d'une ode d'Horace

1681 → Source
Quinault compose une devise latine pour le Trésor royal

1681 → Source
Quinault écrit qu'il « connoît [Lully] depuis de plus de vingt années pour une personne d'honneur et de très bonnes mœurs »

1681Source
Germain Boffrand (Beaufran), le fils de la sœur de Quinault, Barbe, et Jean Boffrand, s'installe chez son oncle à Paris

1682

5 janvier 1682 → Source
Reprise d'Atys, Saint-Germain-en-Laye, Château. Les représentations continuent jusqu'au 9 février

5 janvier 1682 → Source
Constitution au profit de Philippe Quinault d'une rente de 200 livres à prendre sur les Aides et Gabelles, moyennant 4.400 livres

janvier 1682, entre le 13 et le 16 → Source
Quinault et Fr. Charpentier sont députés par l'Académie Française pour complimenter Bussy-Rabutin sur son rappel à la cour

20 janvier 1682 → Source
Quittance d'une somme de 110 livres de rente sur les Aides et les Gabelles pour les six derniers mois de l'année 1681

janvier 1682
Reprise du Triomphe de l'Amour, Paris, Palais-Royal

17 ou 18 avril 1682
Création de Persée, Paris, Palais-Royal

6 mai 1682
Installation de la cour au château de Versailles

9 juin 1682 → Source
Mariage de Claude-Jean-Baptiste Lambert de Thorigny et Marie-Marguerite Bontemps, fille du premier valet du roi. L'acte est signé par Quinault, entre d'autres.

9 juin 1682
Représentation des Coups de l'Amour et de la Fortune à la Comédie-Française (voir le 16 et le 18 août 1681)

21 juillet 1682
Première représentation à la cour de Persée, Versailles, Salle des manèges

11 août 1682
Représentation gratuite de Persée, Paris, Palais-Royal, pour fêter la naissance du duc de Bourgogne le 6 août

septembre 1682
Publication dans Le Mercure galant du poème « Grand Roy, que mille Exploits fameux », sur la naissance du duc de Bourgogne

septembre 1682
Reprise d'Alceste, Paris, Palais-Royal

octobre 1682
Débat dans Le Mercure galant sur le personnage de Phinée dans Persée

1682 → Source
Représentation à Rouen par la troupe des comédiens de Monseigneur le Dauphin des Coups de l'Amour et de la Fortune, comédie « ornée de musique, de dances, & de machines »

1682
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1683

9 janvier 1683
Création de Phaéton, Versailles, Salle des manèges

début 1683 → Source
Quinault reçoit 20.000 livres du roi "pour récompense de ses services". Racine et Boileau reçoivent 10.000 livres chacun pour un petit opéra représenté pendant le carnaval. Je n'ai pas trouvé ce don généreux dans les comptes royaux, et on n'a pas pu identifier l'opéra que Boileau et Racine auraient fait.

début 1683
Madrigal « L'opéra difficile ». Quinault mentionne » le difficile Opera de l’establissement de ma famille » dans sa lettre du 10 mars

5-17 mars 1683
Séjour de Louis XIV à Compiègne
Composition du poème « Grand Roy que dans les cœurs de nos voisins jaloux », au roi, sur son voyage de Compiègne

10 mars 1683
Lettre, probablement à Colbert, où il est question du poème « Grand Roy « et d'une charge qu'il a demandée, sans doute celle de conseiller du roi, titre qu'il porte dans l'acte de mariage de sa fille Marie Louise en 1685 (voir 9 sept 1685)

27 avril 1683
Première représentation en ville de Phaéton, Paris, Palais-Royal

juin 1683 → Source
Le duo "Hélas une chaîne si belle" de Phaéton est publié dans Le Mercure galant

30 juillet 1683
Une représentation de Phaéton est interrompue par l'annonce de la mort de la reine Marie-Thérèse

25 août 1683 → Source
Quinault lit un poème à l'Académie Française

août (?) 1683
Quinault compose l'épitaphe de la reine Marie-Thérèse

6 septembre 1683
Mort de Colbert

septembre 1683 → Source
Peu de temps après la mort de Colbert, Quinault, accompagné de Fr. Charpentier, rejoint la cour à Fontainebleau. Ils donnent à Louvois des nouvelles de la "Petite Académie". (La cour y séjourna entre le 28 août et le 9 octobre.)

15 septembre 1683 → Source
Validation de quittances pour le conseil à Fontainebleau, août 1683. La cour, qui y séjoura entre le 28 août et le 9 octobre.

26 octobre 1683 → Source
Quinault est présent au service solennel pour Colbert à l'église des Billettes. La séance publique est remise jusqu'au jour de la réception du successeur de Colbert (voir le 2 mai 1684).

9 (?) octobre 1683
Louis XIV épouse Mme de Maintenon

26 décembre 1683 → Source
Création d'une rente viagère pour sa fille Geneviève Quinault

1683
Quinault continue à inventer des devises

1683
Dans la préface de ses Œuvres diverses, Boileau semble se réconcilier avec Quinault. Mais il refuse de rendre visite au librettiste avant son élection à l'Académie Française (voir 1er juillet 1684)

1683 → Source
Quinault continue de figurer sur la liste de la Cour des Aides des officiers de la maison du roi comme valet de chambre, avec des gages de 660 livres, mais une note dans les "listes marginales" indique que Jean-Baptiste Chauderlos Laclos, un des aïeux de l'auteur des Liaisons dangereuses, a succédé à Quinault. En fait, Quinault n'est plus valet depuis 1671 ; voir 12 janvier 1673 et 16 janvier 1687 et la page "Quinault valet de chambre".

1683 → Source
Quinault reçoit du sieur de Bartillat la somme de 1.012 livres 10 sols, « pour le parfait payement de l'opéra d'Athis et du Bourgeois-Gentilhomme »

1684

16 (?) janvier 1684
Création d'Amadis, Paris, Palais-Royal ; le roi aurait choisi le sujet

22 janvier 1684 → Source
Obligation par Pierre Aulde, prisonnier, procureur de Marie Boynard, sa femme, envers Philippe Quinault, d'une somme de 1.100 livres qui servira à un accommodement qu'il est en train de conclure avec Jean Martin, bourgeois de Paris

mars 1684 → Source
On joue Arlequin Empereur dans le Monde de la Lune, parodie d'Amadis. On prépare une autre parodie, Amadis cuisinier. On travaille à un nouvel opéra, Roland, dont le sujet -- comme celui d'Amadis -- a été choisi par le roi.

2 mai 1684
Quinault relit son « Poème de Sceaux » (septembre 1677) pendant la réception de La Fontaine à l'Académie Française

6 et 8 mai 1684
Reprise de Bellérophon à la Comédie-Française. D'autres représentations auront lieu le 9 et le 11 juin 1684, le 8 août 1685, le 8 janvier 1687, le 7 août 1689 et le 27 juin et 15 décembre 1691

15 mai 1684 → Source
Constitution d'une rente de 440 livres, au principal de 7.920 livres, sur les Aides et les Gabelles, au profit de Quinault

juillet 1684
Reprise de Phaéton, Paris, Palais-Royal

1er juillet 1684
Réception de Boileau à l'Académie Française (élection le 15 avril) ; il va voir Quinault

4 juillet 1684 → Source
Quittance par Quinault à Marie Boynard de la dite somme de 1.100 livres (voir l'obligation du 22 janvier 1684)

15 juillet 1684 → Source
Création d'une pension de 50 livres de rente pour trois des filles de Quinault, Geneviève, Marguerite et Charlotte, au couvent de la Visitation à Montargis

4 août 1684 → Source
Constitution sur les Aides et les Gabelles, au profit de Quinault, d'une rente de 1.770 livres, au principal de 30.600 livres

15 novembre 1684
La chaconne d'Amadis est exécutée avant une représentation de Mithridate de Racine au château de Fontainebleau. Des courtisans dansent dans les entractes.

29 novembre 1684 → Source
Le Dauphin et la Dauphine se font lire le livret de Roland

15 décembre 1684
Lettre de Louvois à Quinault : le roi a aprouvé le sujet du prologue [de Roland]

1684
Lettre à Louis XIV dans laquelle Quinault résume ses travaux pour « les Divertissements de Vostre Majesté » et réclame sa gratification annuelle de 4.000 livres (voir 30 janvier 1685)

1684 → Source
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1685

8 janvier 1685
Création de Roland, Versailles, Salle des manèges

22 janvier 1685 → Source
Quinault est présent à la séance de l'Académie Française quand Furetière en est exclu. Il était intervenu, avec plusieurs autres académiciens, auprès de Furetière « pour lui démontrer le tort qu'il avoit ».

30 janvier 1685 → Source
Quinault reçoit une gratification de 4000 lt pour 1683, « en considération des opéras qu'il a composés pour le roi »

5 mars 1685
Première représentation à la cour d'Amadis, Versailles, château

8 mars 1685
Première représentation en ville de Roland, Paris, Palais-Royal

31 mars 1685 → Source
Représentation de Bellérophon à Versailles

16 mai 1685 → Source
Quinault soumet trois projets d'opéra à Louis XIV, qui choisit celui d'Armide et Renaud

16 juin 1685 → Source
Quinault reçoit une gratification de 4000 lt pour 1684

27 août 1685 → Source
Lecture du livret du Temple de la Paix devant le Dauphin et la Dauphine

9 sept 1685 → Source
Mariage de la première fille de Quinault, Marie-Louise, et Charles Le Brun, neveu du premier peintre du roi, Paris, église de Saint-Louis-en-l'Ile. Quinault est « conseiller du Roi, auditeur en sa chambre des comptes ». Parmi les nombreux signataires du contrat figurent Louis XIV (signature le 23 août), le Dauphin, la Dauphine et Louvois (signatures le 27 août) ; une liste complète se trouve sur la page 'Mariage de 1685'. La dot est de 63.000 livres.

septembre-novembre 1685Source
Nouvelles inscriptions par Boileau et Racine peintes dans la Galerie de Glaces

8 octobre 1685 → Source
Répétition du Temple de la Paix

14 octobre 1685 → Source
Répétition générale du Temple de la Paix

17 octobre 1685
Révocation de l'Édit de Nantes


20 octobre 1685
Création du Temple de la Paix, Fontainebleau, château

novembre 1685
Première représentation en ville du Temple de la Paix, Paris, Palais-Royal

9 novembre 1685 → Source
Mort du prince de Conty, interruption des représentations du Temple de la Paix.

1685 → Source
Lully touche la somme de 330 livres pour avoir fourni un millier d'exemplaires du livret du Temple de la Paix. Plus tard, il reçoit 100 livres pour 250 exemplaires.

novembre (?) 1685
Reprise de L'Églogue de Versailles ?

décembre 1685 → Source
Représentation du Temple de la Paix à Arras, pendant les États d'Artois

7 décembre 1685Source
Charles Le Brun donne 900 livres de rente à son neveu, le gendre de Quinault

12 décembre 1685 → Source
Le Dauphin et la Dauphine lisent le livret d'Armide

28 décembre 1685 → Source
Représentation de Bellérophon à Versailles

1685
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1686

janvier 1686
Reprise de Roland, Paris, Palais-Royal

janvier 1686 → Source
Quinault est occupé à achever Armide

7 janvier 1686
Lettre de Louvois à Quinault : le roi a aprouvé le sujet du prologue d' Armide

15 février 1686
Création d’Armide, Paris, Palais-Royal

23 mars 1686 → Source
Bail par Quinault, pour 3 ans, à Nicolas Herault, bourgeois de Paris, et Henry Bourdon, conseiller du Roi, contrôleur provincial des guerres en Limousin et Marche, commis de M. de Louvois, d’une maison sise rue Neuve-des-Bons-Enfants, moyennant 1.650 livres de loyer annuel

30 mars 1686
Première représentation à la cour d’Armide, en version de concert. Louis XIV n’y assiste pas.

5 avril 1686 → Source
Dangeau écrit dans son journal que Louis XIV a accepté la demande de Quinault « de le dispenser des Opéras » et que Quinault va faire une description des peintures de la Galerie des Glaces. Lully cherche « tous les moyens imaginables pour le faire changer de dessein » (Vie imprimée).

27 avril 1686 → Source
Lettre dans laquelle on dit que le roi a exempté Quinault de faire des opéras. On y dit aussi que le roi lui continue les 12 mille livres de pension et qu’il va travailler à faire les Inscriptions de la Galerie de Versailles.

24 juin 1686 → Source
Obligation par Quinault à Charles Le Brun, demeurant sur les Fossés-Saint-Victor, d’une somme de 1.000 livres.

24 juin 1686 → Source
Vente par Denise Dumonceau, veuve de Louis de Louvières, à Quinault, d’une maison avec jardin, sise au foubourg Saint-Victor, rue des Boulangers, moyennant 5.000 livres. Quinault aurait servi de prête-nom à Le Brun, son gendre.

26 septembre 1686
Lettre de Quinault dans laquelle il dit qu’il n’a pas reçu sa gratification pour 1685 et qu’il a été malade après avoir fait Roland et le Temple de la Paix la même année

septembre 1686
Reprise de Phaéton, Marseille, Académie de Musique

novembre-décembre 1686
Louis XIV est opéré pour une fistule anale


17 décembre 1686
Reprise d’Armide, Paris, Palais-Royal

22 décembre 1686 → Source
Représentation de Bellérophon à Versailles

1686 ? → Source
Quinault commence à fréquenter Mlle Serment, amie et collaboratrice

1686
Reprise d’Armide, Marseille, Académie de Musique

1686
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1687

janvier 1687 ? (ou décembre 1686)
Composition de deux poèmes sur la guérison de Louis XIV, « Nostre Roy, des Rois le modele » et « Quel Demon ennemy de cet heureux Empire »

16 janvier 1687 → Source
Quittance de Michel Le Bel pour 24.000 livres reçus de J.-B. Choderlos de Laclos pour une charge de valet de chambre ordinaire du roi ; c'est la charge de Quinault

27 janvier 1687 → Source
Quinault lit peut-être un ou deux de ses poèmes sur la guérison de Louis XIV pendant une séance publique de l'Académie Française

27 janvier 1687 → Source
Quinault est probablement présent pour la lecture du « Siècle de Louis le Grand » par Perrault devant l’Académie Française

8 février 1687 → Source
L’Académie Royale de Peinture fête la guérison du roi de l’operation de la fistule,Oratoire du Louvre. Des vers de Quinault accompagnent huit des neuf peintures de Le Brun.

28 février 1687 → Source
Quittance de 5.166 livres 13 sols pour prix de vente et intérêts de la dite maison vendue le 24 juin 1686 (q.v.)

22 mars 1687
Mort de Jean-Baptiste Lully

12 avril 1687 → Source
Lettres de jussion pour que Michel Le Bel soit employé comme valet de chambre à la place de Quinault

avril 1687
Reprise d’Amadis et de Persée, Paris, Palais-Royal

1er juillet 1687 → Source
Huet écrit à Ménage qu'il a reçu une lettre de Quinault concernant la candidature de Ménage à l'Académie Française

juillet 1687
Reprise de Phaéton, Avignon

19 août 1687
Boileau écrit à Racine, lui dit qu’il compte Quinault au rang de ses « meilleurs amis ». Racine mentionne Quinault dans sa réponse du 24 août 1687.

28 août 1687 → Source
Constitution d’une rente à Madeleine Lambert, veuve de Lully, moyennant la somme de 9.600 livres ; elle sera rachetée en deux temps, le 10 mai 1688 et le 5 janvier 1689. Il s’agit peut-être d’un emprunt pour réunir la dot de Marie, la fille de Quinault ; voir le 13 janvier 1688.

fin de l’année 1687
Reprise d’Armide, Avignon

1687
Composition du Poème sur l’hérésie (« Je n’ai que trop chanté les jeux et les Amours »)

1687 ?
Quinault entre en relations avec Jean Célier, abbé de Sales, que Boileau voit souvent aux eaux de Bourbon

1687
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

1688

janvier 1688
Reprise de Phaéton, Lyon, pour l’inauguration de l’Académie de Musique

12 jan 1688 → Source
Contrat de mariage de Marie Quinault et Pierre Gaillard, avocat en Parlement et agréé en l'office de conseiller en la Cour des Aides

12 janvier 1688Source
État des biens et effets appartenant à Pierre Gaillard

12 janvier 1688 → Source
Délaissement par Quinault à Pierre Gaillard et Marie Quinault, son accordée, en faveur de leur futur mariage, d’une maison sise rue Neuve-des-Bons-Enfants, estimée à 40.000 livres, et d’une rente de 1.700 livres, constitutée à Quinault le 4 août 1684, le tout ayant une valeur de 80.000 livres

13 janvier 1688 → Source
Mariage de la deuxième fille de Quinault, Marie, et Pierre Gaillard, Paris, église de Saint-Louis-en-l’Ile

avril 1688
Reprise d’Armide, Paris, Palais-Royal

10 mai 1688 → Source
Rachat, en partie, de la rente constituée à Madeleine Lambert le 28 août 1687. Quinault, sans doute malade, est représenté par son épouse Louise Goujon.

juin 1688 → Source
Quinault souffre d’insomnies, de défaillances continuelles

1688 → Source
Lettre de Quinault dans laquelle il demande sa gratification annuelle et dit qu'il est « presqu’entièrement délivré » d'un mal dont il a été « attaqué depuis quelques jours » ; il se sent néanmoins trop faible pour se déplacer.

16 septembre 1688 → Source
Représentation de La Mère coquette devant la cour, à Marly

octobre 1688
Reprise de Thésée, Paris, Palais-Royal

1688 → Source
Quinault conserve ses fonctions de fournisseur des devises de la Dauphine. Il est toujours scrupuleux aux séances de l’Académie Française et de la Chambre des Comptes

1688 → Source
Quinault reçoit une gratification royale de 1500 livres « en considération de son application aux belles-lettres »

26 novembre 1688 → Source
Mort de Quinault, âgé de 53 ans. Il avait déjà composé son épitaphe

Après la mort de Quinault

28 novembre 1688 → Source
Inhumation dans l’église de Saint-Louis-en-l’Ile

17 décembre 1688 → Source
Consentement aux termes duquel Marie-Louise Quinault et Charles Le Brun, son époux, demeurant rue Neuve-Fourcy, et Marie Quinault et Pierre Gaillard, son époux, demeurant île Notre-Dame, accordent à Louise Goujon, leur mère, veuve de Quinault, la jouissance de tous les biens du défunt.

5 janvier 1689 → Source
Rachat par Louise Goujon, veuve de Quinault, du reste de la rente constituée à Madeleine Lambert le 28 août 1687

2 mars 1690 → Source
Inventaire après décès de Charles Le Brun

13 février 1696 → Source
Constitution par Jean Racine et Catherine de Romanet à Louise Goujon, veuve de Philippe Quinault, auditeur en la Chambre des Comptes, demeurant rue Saint-Antoine, d’une rente de 750 livres, moyennant la somme de 15.000 livres

3 février 1698 → Source
Rachat de la rente de 750 livres constituée par Jean Racine et Catherine de Romanet à Louise Goujon

29 avril 1701 → Source
Déclaration de Charles Le Brun et de son épouse Marie Louise Quinault d'une maison appelée « la grande maison », à côté du marché Saint-Honoré (voir 28 mars 1664)

5 mai 1710 → Source
Mort de Louise Goujon, veuve de Quinault

1711 → Source
Mémoire, dispute entre les deux filles de Quinault sur l'héritage de leur père
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