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Épitaphe pour la reine Marie-Thérèse

Tremble, qui que tu sois, & respecte en ce lieu
Une Reine deux fois par le Ciel couronnée :
Fille d’un puissant Roi, Femme d’un demi-Dieu :
De ses beaux jours trop tôt la course fut bornée,
Sa bonté, sa douceur, toutes ses actions
Furent de l’Univers les admirations :
Sa pieté brilloit plus que son Diadême :
Elle vêquit en Sainte, elle est morte de même ;
Et ce sacré réduit, que tu vois revêtu
Des dernieres grandeurs de cette Souveraine
Est moins le Tombeau d’une Reine
Que le Temple de la Vertu.

SOURCES
A. Boscheron, "La Vie de Philippe Quinault, de l’Académie Françoise", dans Ph. Quinault, Le Theatre de Quinault [...], Paris, Pierre Ribou, 1715, p. 54

ATTRIBUTION
Selon la Vie de 1715, Quinaut fit l'épitaphe pour un service que l'Académie Française fit faire pour la reine, "sur la fin de l'année 1683" (p. 53).

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