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Médailles et jetons

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Selon les registres de l'Académie Royale des Inscriptions, Quinault est l'inventeur des devises et descriptions pour au moins sept des médailles qui seront réunies plus tard dans Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand, avec des explications historiques (Paris, Imprimerie Royale, 1702 et 1723 ; ce sont ce qu'on appelle les "séries uniformes" des médailles de Louis XIV), et de six des jetons gravés de 1680 à 1683. Je n'ai pas encore pu consulter toutes les sources, mais j'ajouterai ici, au fur et à mesure, ces devises et leurs descriptions.

Ces devises et descriptions sont décrites dans un article de Josèphe Jacquiot, "Philippe Quinault, membre de la Petite Académie". 
Quinault intégra l'Académie Royale des Inscriptions (Petite Académie) en 1674, à une période où l'académie s'occupait plus souvent de jetons que de médailles. Après la mort de Colbert en 1683, Louvois et Pontchartrain relancent le projet d'un catalogue de médailles célébrant les grands événements du règne. Le travaille avance rapidement, même si toutes les règles n'étaient pas encore en place, mais ce n'est qu'après la mort de Quinault que ses collègues ont pu réaliser cette "histoire métallique". Les registres de l'académie décrivent le travail de révision du catalogue (1697) et des devises et descriptions déjà composées, dont les sept par Quinault (1694-1698). C'est de ces registres que sont tirées les descriptions citées par Jacquiot :
Registre Journal des Deliberations et des Assemblées de l’Academie Royale des Inscriptions 1694-1702. Archives de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, ms. 8 vol. gr. in-fo.

On peut donc croire, avec Jacquiot, que ces descriptions sont de la main de Quinault, puisqu'elles furent "examinées" et "arrêtées" par la Petite Académie ; elle fit la même chose pour de nombreuses autres descriptions composées par ses membres. Il est néanmoins possible que ses collègues aient fait quelques modifications avant de transcrire la description dans le registre. La partie la plus intéressante de chaque description est le deuxième paragrahe, après "a esté arrestée" et avant la présentation de l'image, de la légende et de l'exergue. Ici, Quinault a plus de liberté dans sa façon de présenter l'événement et dans le choix des mots et des rythmes pour l'évoquer.

Plusieurs descriptions furent considérablement modifiées avant la publication du recueil Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand de1702, et encore une fois avant celle du recueil de 1723. Je vais résumer ces modifications sur la page consacrée à chaque médaille, surtout pour le premier paragraphe du recueil de 1702 (source B) ; celles du recueil de 1723 (source C) ne concernent que très indirectement Quinault, mort depuis 35 ans. On voit de nouvelles directions dans la "propagande" royale, mais ce qui m'intéresse surtout, c'est la prose de Quinault, dont on a conservé peu d'exemples. J'en proposerai plus tard quelques analyses.

Les sept médailles sont les suivantes ; le numéro de page est celui du recueil de 1702 (les pages des registres de la Petite Académie ne sont pas numérotées), mais les légendes celles du texte des registres. L'illustration de chaque médaille est celle des registres ; la légende n'est pas toujours celle donnée dans le texte (Conquêtes du roi, Festin dans l'Hôtel de Ville).
Les jetons de 1680 à 1683 sont :
  • Pour le Trésor royal, Pour l’année 1680, DITAT INEXAUSTUS
  • Pour les Parties Casuelles, Pour l’année 1681, SALUS PERITURIS
  • Pour l’Amirauté, Pour l’année 1682, LEGEM PONIT AQUIS
  • Pour le Trésor royal, Pour l’année 1683, SEMPERQUE RECENTES
  • Pour les Revenus Casuels, Pour l’année 1683, TUTI QUOS RECIPIT
  • Pour les Galères, Pour l’année 1683, OBLUCTANTIA QUAERIT
Les articles du Mercure Galant pour les années 1680-1683, où Quinault est mentionné comme inventeur d'un jeton, sont référencés aux pages Chronologie et Sources. Les références de l'article de Jacquiot sont pour la plupart erronées.