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La Nuit

JODELET, jouë du Theorbe & chante […]
La Nuit qui verse à pleines mains
Ses doux pavots sur les humains,
Fait sommeiller le bruit & ronfler la tristesse ;
Et le Soleil ce grand Falot
Est allé plus viste qu’au trot,
Chez Thetis son hostesse,
Dormir comme un sabot

[parlé] La fugue est rafinée & l’accord n’est pas sot.
[…]
Je me sens en humeur de chanter comme un Ange.
[Il continuë à chanter.]
Tandis parmy des Loups-garoux
Des Chats-huants & des Hiboux,
Je fais malgré mes dents icy le pied de gruë.

[Une corde du Theorbe se rompt.]
[parlé] Peste au plus bel endroit une corde est rompuë.
Dieu : c’est la chanterelle helas quelle pitié,

SOURCES LITTÉRAIRES
A. Philippe Quinault, La Comédie sans comédie, Paris, Guillaume de Luyne, 1657, I, 1, p. 1-2
B. Philippe Quinault, La Comédie sans comédie, [Imprimée à Rouen, et se vend à] Paris, Guillaume de Luyne, 1660, I,1, p. 1-2

ATTRIBUTION
A, B. "Par le Sr. Quinault" (page de titre)

SOURCES MUSICALES
Je n'ai pas encore localisé de source.
Dans La Comédie sans comédie, la musique n'est pas attribuée.

NOTE
Pas de variantes, à l'exception de l'orthographe et de la poncutation.

Des quatre airs qu'on trouve dans La Comédie sans comédie, seul "Il faut aimer" figure dans les recueils du temps. Tous les autres airs que je donne dans cette partie du site, à l'exception d'"Amour détache ton bandeau", se trouvent dans au moins un de ses recueils, mais j'ai décidé de faire une exception pour La Comédie sans comédie et de donner tous les airs qui s'y trouvent, pour montrer l'importance de la musique dans cette oeuvre du début de la carrière de Quinault.
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