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Enfin la charmante Lisette

Enfin, la charmante Lisette
Sensible à mon cruel tourment,
A bien voulu dessus l'herbette
M'accorder un heureux moment.
Pressé d'une Charge si belle
Tendre gazon relevez-vous :
Il ne faut qu'une bagatelle
Pour allarmer mille Jaloux.
SOURCES LITTÉRAIRES
A.  Edme Boursault, Lettres nouvelles de feu Monsieur Boursault ..., 2e éd., Paris, Nicolas Gosselin, 1700, t. II, p. 218-219
B.  Edme Boursault, Lettres nouvelles de feu Monsieur Boursault ..., 3e éd., Paris, Nicolas Gosselin, 1709, t. II, p. 218
C. Jean-Benjamin de La Borde, Essai sur la musique ancienne et moderne, Paris, Pierres et Onfroy, 1780, t. IV, p. 335
D. Parny, Évariste Désiré de Forges, vicomte de, Oeuvres choisies de Parny, augmentées des variantes de texte et de notes , Paris, Lefèvre, 1827 p. 67
E. La chanson française du XVe au XXe siècle, avec un appendice musical, Paris, J. Gillequin, 1910, p. 105
F. Lettres à Monseigneur de Langres, Rennes, Ennoïa, 2004

ATTRIBUTION
A, B, C, D, E, F. Quinault.

SOURCES MUSICALES
G. [Recueil d’airs manuscrits], F-Pn/ Vma ms 958, p. 164
H. "Vaudevilles, parodies, brunettes" de différents auteurs, à 1 voix sans basse continue, ms. fin 18e siècle, F-Pn/ Vm7 499, p. 21
I. Anthologie françoise, ou Chansons choisies, Depuis le 13e siècle jusqu’à présent, édité par Jean Monnet, [Paris, Barbou], 1765, 3 vol., Tome I, p. 73-74. (musique du timbre "Le jeune berger qui m'engage" ; voir ci-dessous)

ATTRIBUTION
Pas d'attribution dans la source G.
H, I, Quinault

Selon la source E, cet air se chantait sur le timbre "Le jeune berger qui m'engage". Voir Le Théâtre de la foire ou l'Opéra-comique de Le Sage et d'Orneval, t. II, p. 47 de la table des airs (no. 160) et t. VII, p. 33-34 de la table des airs (no. 77). Les deux versions sont légèrement différentes.
Les sources H et I donnent la musique de ce timbre.

NOTE
   Pas de variantes, en dehors de l'orthographe et de la ponctuation.
   Ces vers sont cités dans une lettre de Boursault (1638-1701) à Louis-Marie-Armand de Simiane de Gordes, duc-évêque de Langres et pair de France, mort en 1695. Boursault cite cet air comme un exemple d'un texte moderne qui peut égaler ceux des anciens : "Racine & Despreaux, qui soûtiennent le party des Anciens jusqu'à effusion d'encre, ont fait de plus belles choses qu'eux. Un de mes amis, aussi sçavant & aussi poly qu'on le puisse être, & qui sçait les beautez du Grec comme celles du François, préfere Quinault à tous les Poétes Lyriques de la Gréce, & me soûtenoit encore hier qu'Anacréon, dont les vers sembloient être dictez par l'Amour, n'a rien fait de si galant que ce couplet de Chanson".
   Il y eut une édition des Lettres nouvelles de Boursault en 1697, mais la lettre avec les vers de Quinault n'y figure pas.
   On peut émettre l'hypothèse que cette lettre date de peu de temps avant 1695, date de la mort de l'Évêque de Langres. Comme elle ne figure pas dans les éditions publiées du vivant de l'Évêque, elle fut peut-être écrite après les six premières, publiées en 1697.
   L'éditeur des oeuvres de Parny (Jean-François Boissonade, selon le catalogue de la Bibliothèque nationale de France), donne cet air dans une note, après un passage de Parny qui pourrait en être une imitation :
    Mais sur le champ relevez vous ;
    De notre amoureux badinage
     Ne gardez point le témoignage :
    Vous me feriez trop de jaloux.
   Voir les louanges de ces vers dans l'Anthologie françoise éditée par Monnet, à la page Appréciations.
Sous-pages (1) : Le jeune berger
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