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Tallemant des Réaux

Selon Émile Magne, dans La Fin troublée de Tallemant des Réaux (Paris, Émile-Paul Frères, 1922, p. 229), Tallemant connaissait Quinault. Quand celui-là "se décida à espacer ses visites" dans les salons précieux, vers 1656, il "se reprocha [...] de n'avoir pas mieux lié connaissance avec un jeune avocat en Parlement, Philippe Quinault, qui s'infiltrait dans les groupes littéraires. On prédisait grand avenir à ce petit poète d'imagination fertile, auteur de fines comédies. Sans doute le rencontrerait-il quelque jour dans cette paroisse Saint-Eustache où il avait élu domicile (2). [La famille de Tallemant demeure paroisse Saint-Eustache. Quinault et Louise Goujon y demeurent de 1660 à 1664, et pas loin jusqu'à leur établissement Île Saint-Louis à la fin des années 1670 (rue St.-Martin, rue Ste.-Croix de la Bretonnerie, rue neuve St.-Merri).]
(2) [Le contrat de mariage de Quinault avec Louise Goujon, A.N. Y. 198, f. 248] donne comme adresse aux époux la rue de la Grande Truanderie, par. Saint-Eustache où notre héros dut rencontrer souvent, dans la suite, le collaborateur de Lully."

Il [le duc de Guise] parloit d’un jeune garçon nommé Quinault qui fait des comedies où il y a beaucoup d’esprit : « Vous voyez », dit-il, « c’est le filz d’un boulanger ; il n’enfourne pas mal. C’estoit le valet de Tristan ; Tristan estoit à moy, c’est comme Elie qui laissa son manteau à Elisée. – Cela seroit bon, » dit Bourdelot qui estoit présent, « si Tristan avoit eu un manteau. » M. de Guise ne sceût que respondre, luy qui s’estoit vanté que Tristan estoit à son service.


Historiettes, éd. d'Antoine Adam, Paris, Gallimard, 1961, II, p. 373, chapitre « M. de Guise, petit fils du Balafré » (Henri II de Lorraine, duc de Guise, 1614-1664).
Tallemant entreprit la rédaction des ses Historiettes en 1657.
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