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Riccoboni

RICCOBONI, Louis
REFLEXIONS HISTORIQUES ET CRITIQUES SUR LES DIFFERENS THEATRES DE L’EUROPE. Avec les Pensées sur la Déclamation.
Amsterdam, Aux Depens de la Compagnie, MDCCLX.


   Les pages 108-110, à l'intérieur d'un chapitre sur le théâtre français, sont consacrées à l'opéra. Il y a des commentaires intéressants sur les machines, l'absence de spectateurs assis sur la scène et sur les prix.
   Quant aux lignes suivantes concernent Quinault, moi non plus je n'ai pas pu examiner les les livrets italiens dont parle Riccoboni. Il est vrai qu'il y a des vieilles et des valets comiques dans les premiers livrets de Quinault, mais pas dans Proserpine, ni Persée, ni Armide.

p. 109 :
Comme la France n'avoit point d'autre modèle à prendre pour les Opéra que ceux d'Italie, je suis tenté de croire que Quinault les a imités dans ses Opéra. Proserpine a été donnée à Venise en 1644, et la Proserpine de Quinault est de 1680 ; Persée fut chanté à Venise l’an 1665, & Quinault le donna à Paris en 1682. L’an 1639 il parut à Venise un Opéra d’Armide, et Quinault exécuta le même sujet à Paris en 1686. Il y a toute apparence que ces sujets ont servi en quelque manière de modèle au Lyrique François. Je n'ai pas examiné ces Opéra Italiens, n'ayant jamais été à portée de les voir, ainsi je ne puis pas en dire davantage : mais ce qui me le fait penser, c'est que dans les commencemens de l'Opéra en ltalie, on inséroit dans les Tragédies en Musique les plus sérieuses, des Vieilles ou des Confidentes & des Valets comiques, ce que Quinault a entièrement imité dans ses prémiers Opéra.
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