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Anthologie françoise

L'air de Quinault "Enfin la charmante Lisette" figure aux pages 73-74 du premier tome de cette anthologie, éditée par Jean Monnet en 1765. Deux notes chantent les louanges de Quinault :

« Philippe Quinault, auteur des Operas d’Armide, de Roland, de Thésée d’Atys, (c’est en dire assez), mort en 1688. » (p. 73)

« Qu’auroit dit de mieux Anacréaon ? Mais quel Chansonnier, Grec, Arabe, Italien, François, ancien ou moderne, s’est jamais exprimé plus heureusement, avec plus de grace & de goût, dans les choses de sentiment, que Quinault ? Quelles Chansons proprement dites, valent ses petits morceaux lyriques que tout le monde sçait & que l’on préfère à tout ce qui s’est fait depuis dans ce genre ? »(p. 74)


A la fin du tome premier, dans une Mémoire historique sur la chanson en général, et en particulier sur la chanson françoise, par M. Meusnier de Querlon, on trouve une notice sur Quinault (nouvelle numérotation, p. 52) :

« Quinault a fait peu de Chansons ; mais, comme l’a nommé la Bruyere, quoique dans un sens différent du nôtre, c’est le Phénix de la Poésie chantante, ou le plus excellent modèle que puissent étudier les Chansonniers mêmes, tant pour la Poésie de sentiment, que pour la douceur & la mollesse des vers. Quelqu’un a dit qu’il avoit désossé la langue : expression énergique & plaisante qui le caractérise très-bien. »
Anthologie françoise, ou Chansons choisies, Depuis le 13e siècle jusqu’à présent.
3 vol., [Paris, Joseph-Gérard Barbou], M. DCC. LXV.

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